France : La famille d’Emmanuel Abayisenga, présumé auteur du meurtre de père Olivier Maire donne sa vraie identité

Communiqué de presse de la famille d’Emmanuel Abayisenga, auteur présumé de l’incendie de la Cathédrale de Nantes et du meurtre du père Olivier Maire.

Bruxelles, le 10 août 2021

Après lecture des articles de presse parus en France et à l’étranger sur l’affaire Emmanuel Abayisenga, Je soussigné, Joseph MURASAMPONGO, oncle paternel d’Emmanuel Abayisenga résidant en Belgique, apporte le démenti suivant aux affirmations de presse :

  1. J’affirme bien connaître la famille d’Emmanuel Abayisenga dont je suis un des trois oncles paternels.
  2. Aucun oncle paternel d’Emmanuel n’a pris part au génocide des Tutsi, et aucun d’entre nous n’a fait l’objet de poursuites pour génocide. Je suis le plus âgé des trois oncles paternels. Deux de mes frères vivent au Canada, et moi en Belgique.
  3. Côté maternel, Emmanuel Abayisenga avait deux oncles, dont l’un du nom de Gaspard Gasagara est mort longtemps avant le début de la guerre de 1990, et l’autre du nom de Pascal Hategeka, mort après 1994 ; il a été retrouvé sans vie, dans une rigole et sans aucune trace de violence. Il aurait succombé à une crise cardiaque.
  4. Contrairement aux affirmations de certains journalistes, Aloys Ndabakenga, père d’Emmanuel Abayisenga enseignant à l’école primaire de son village, son épouse et leurs enfants, n’ont jamais fui le Rwanda pendant la période du génocide. La famille s’était réfugiée à Rubengera-Kibuye, située dans la Zone Humanitaire Sûre (ZHS) sous la protection de l’Opération Turquoise. Ils sont rentrés dans leur région d’origine dès la mise en place du nouveau gouvernement du FPR dite d’union nationale, répondant ainsi à l’appel du nouveau gouvernement, qui leur annonçait que le pays était pacifié.
  5. Mon grand frère Aloys Ndabakenga, papa d’Emmanuel Abayisenga, avait tout naturellement repris son poste d’enseignant à la même école du village. Il est décédé en février 1996. Il n’a fait l’objet de poursuites judiciaires, d’aucun dossier criminel, et n’a jamais été en prison.
    Prétendre qu’il aurait été condamné post mortem par les tribunaux Gacaca, c’est trahir le bon sens et le Droit. On ne poursuit pas une personne décédée avant même toute poursuite. A fortiori il n’a pas pu être condamné sans jugement.
  6. Mon neveu Emmanuel Abayisenga n’a jamais fait partie des enfants soldats « kadogo » du FPR. Il avait treize ans en 1994 et était élève à l’école primaire du village. Ceci est facile à vérifier pour quiconque est animé de bonne foi. Les images représentant prétendument Emmanuel ainsi que les informations qui circulent à son sujet dans certains médias sociaux et journaux font partie des fake news indignes d’une presse sérieuse.
  7. Après ses études secondaires, Emmanuel Abayisenga a réussi le concours d’entrée dans la police nationale comme des milliers d’autres jeunes de sa génération. C’est au moment où il a commencé à avoir des ennuis pour avoir marqué sa différence par rapport aux exactions des forces de sécurité qu’il a décidé de quitter le pays, là aussi comme des milliers d’autres jeunes Rwandais après 1994. 

La famille d’Emmanuel Abayisenga dont je suis le représentant, présente ses sincères condoléances à la famille, aux amis et confrères du père Olivier Maire, ainsi qu’aux paroissiens de la Cathédrale de Nantes, et renouvelle sa confiance dans la justice française, seule indiquée pour dire le droit dans cette affaire qui a endeuillé tant de personnes et de familles.

Joseph Murasampongo, oncle d’Emmanuel Abayisenga

Pour tout contact en France, s’adresser à :

Email de contact : ibukabose.rengerabose@gmail.com

Téléphone : +33651158504

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.