France : Pécresse, «endettée personnellement à hauteur de 5 millions d’euros», lance un appel aux dons.

La candidate des Républicains n’a pas réussi à obtenir 5% des voix. Un score indispensable au remboursement de ses frais de campagne.

Valérie Pécresse s’est voulue alarmante. Avec moins de 5% des voix lors du premier tour de l’élection présidentielle, la candidate se voit non seulement éliminée mais aussi privée de remboursement de ses dépenses de campagne. Depuis son QG ce lundi matin, la chef de file des Républicains a annoncé s’être endettée «personnellement à hauteur de cinq millions d’euros». Pour «boucler le financement de sa campagne», elle appelle donc les Français à une «aide d’urgence».

«La situation financière de ma campagne est désormais critique», a ainsi déclaré la candidate. Et pour cause. Loin de se douter qu’ils récolteraient un nombre de suffrages si faible, Les Républicains pensaient obtenir les huit millions de remboursement de frais de campagne accordés par l’Etats aux candidats qui dépassent les 5%. Et qui sont désormais manquants pour «boucler le budget».

Dans l’état actuel des choses, Valérie Pécresse a fait savoir que son parti ne pouvait pas «faire face à ces dépenses». Et qu’il lui était donc nécessaire de lancer «un appel national aux dons». Celui-ci s’adresse «à tous ceux qui m’ont apporté leur suffrage, mais aussi à tous ceux qui ont préféré hier le vote utile. Et enfin à tous les Français qui sont attachés au pluralisme politique et à la liberté d’expression.» «J’ai besoin de votre aide d’urgence d’ici le 15 mai», a-t-elle encore insisté. Avant de préciser le site en ligne dédié, valeriepecresse.fr. «Il en va de la survie des Républicains, et au-delà, de la survie de la droite républicaine.»

Quelques heures plus tôt, son «mousquetaire» Michel Barnier s’était pourtant voulu rassurant. Sur France Inter, l’ancien candidat du Congrès s’était exprimé en ces termes : «Avec l’ensemble de nos élus et de nos militants, nous avons la capacité de faire à cette situation matérielle difficile

Par cet appel à la solidarité, Valérie Pécresse rappelle un précédent épisode ayant agité la droite. À la suite de l’invalidation de ses comptes de campagne en 2012, Nicolas Sarkozy avait dû lui aussi solliciter ses militants pour lui permettre de rembourser ses dettes. Le «Sarkothon» avait permis au candidat de réunir quelque 11 millions d’euros.

Source : Le Figaro

1 Comment

  1. Ubufaransa bufite demokarasi koko! Gutsindwa amatora ariko ukanagira uburenganzira bwo gusaba inkunga kuko waguye mu gihombo! Uyu mudame iyo aba mu Rwanda aba yagejejwe Imageragere kare!!

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