Pourquoi les États-Unis et le Royaume-Unis se soucient-ils tant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie ?

Signature du mémorandum de Budapet

En 1994, un mémorandum a été signé par l’Ukraine, le Kazakhstan, le Belarus, la Russie, les États-Unis et le Royaume-Uni. L’objectif était de donner des garanties de sécurité aux anciennes républiques soviétiques qui perdaient leurs armes nucléaires.

Les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie se sont engagés à ne pas les attaquer, à ne pas les menacer avec des armes nucléaires et à les soutenir si une puissance nucléaire utilise la force ou la menace de la force pour leur arracher des concessions. C’est exactement ce que la Russie fait actuellement, et les États-Unis et le Royaume-Uni sont donc obligés de leur venir en aide(cfr Quora).

Washington veut s’assurer que ses systèmes d’artillerie Himars sont bien utilisés

Les Etats-Unis, qui ont annoncé l’envoi de quatre systèmes d’artillerie de précision Himars à l’Ukraine, veulent s’assurer que les soldats ukrainiens maîtrisent bien leurs systèmes avant de leur en envoyer davantage, a déclaré, mercredi, le chef d’état-major américain, le général Mark Milley.

Le Himars est un système « sophistiqué », et «il faut certifier ces garçons, s’assurer qu’ils savent comment utiliser ces systèmes correctement », a déclaré le plus haut gradé américain dans l’avion le ramenant à Washington après une tournée en Europe. Il faut former les opérateurs, mais aussi les soldats chargés de la maintenance, ainsi que les officiers et sous-officiers, a-t-il expliqué aux journalistes l’accompagnant dans sa tournée.

Un M142 Himars, à Riyad (Arabie saoudite), en mars 2022.

La Maison Blanche a annoncé la semaine dernière l’envoi de quatre systèmes Himars (des lance-roquettes multiples montés sur des blindés légers), un nombre correspondant à une section d’une trentaine de soldats dans l’armée américaine. Le Royaume Uni a annoncé dans la foulée l’envoi d’un système similaire de lance-roquettes dit MLRS, qui est monté sur un blindé lourd, à chenille. Le nombre limité de Himars et de MLRS avait été critiqué alors que les Ukrainiens apparaissent en difficulté dans le Donbass face à des Russes « plus nombreux et plus puissants », selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Mais le chef d’état-major américain a assuré qu’il s’agissait d’un choix décidé en concertation avec Kiev d’équiper l’artillerie ukrainienne « une section à la fois ». Avec les MLRS fournis par les Britanniques et un autre pays qu’il n’a pas nommé, « dans quelques semaines, ils auront une batterie complète », soit deux sections, a-t-il noté. « Et nous continuerons sur cette base par la suite, au gré des décisions » de la Maison Blanche.

Les experts militaires soulignent que la portée des Himars et des MLRS est légèrement supérieure à celle des systèmes analogues russes, ce qui permettrait aux forces ukrainiennes de frapper l’artillerie adverse en restant hors d’atteinte.

Article original publié « lemonde.fr »