France: «S’il est élu, je me tire» : Mélenchon veut rencontrer l’artiste Michel Sardou.

«Je veux vous convaincre de rester en France», lui a répondu, sur Twitter, le leader LFI, qui a saisi la perche pour tourner la situation en dérision.

Figure de la variété française, Michel Sardou mettra-t-il les voiles en entonnant avec dépit son air célèbre «Ne m’appelez plus jamais France/La France, elle m’a laissé tomber/Ne m’appelez plus jamais France / C’est ma dernière volonté» ? Dans les colonnes de Paris Match, jeudi 2 juin, le chanteur affirme, dans un mélange d’exaspération et de fureur, qu’il quitterait le territoire tricolore si le leader La France insoumise trouvait place dans le gouvernement Macron, dans le cas d’une victoire significative aux législatives.

«Mélenchon est toujours dans les excès. Maintenant, il se déclare Premier ministre… Attention, danger ! S’il passe, je me tire. Ou alors je déclare la Normandie duché et je mets des barrières partout », clame l’interprète de « La Maladie d’amour ». Le principal intéressé, qui a œuvré à la création de la Nupes (Nouvelle Union populaire, écologique et sociale), en bonne position dans les sondages, lui a répondu sur Twitter.

Sur le réseau social à l’oiseau, Jean-Luc Mélenchon a formulé le vœu de rencontrer l’artiste, non sans une pointe d’ironie : «Monsieur Michel Sardou m’accordez-vous un entretien ? Je veux vous convaincre de rester en France quand nous aurons gagné. Beaucoup de Français vous aiment et le pays a besoin de votre affection aussi. » Une invitation pleine d’assurance qui ne devrait pas apaiser la colère de Michel Sardou, certain qu’il n’y a «plus d’enthousiasme, de personnages à la hauteur» dans la politique.

La chasse aux extrêmes pour Sardou

Avant de s’attaquer précisément à Jean-Luc Mélenchon, le chanteur avait étrillé plus largement toute forme d’extrémisme : «On m’a traité de facho, mais je n’ai jamais voté pour les extrêmes. On ne peut pas gouverner la France avec les extrêmes ! Avec eux, il n’y a que des promesses et pas de programmes. Le Pen, on savait qu’elle ne gagnerait pas dès le début. » Répondra-t-il à la provocation du leader LFI ?

Article original de l’article publié sur «lepoint.fr »